artigussy a écrit:Ben F a écrit:Merci pour ton soutien, Flame au gant aimant
Artigussy, si cette réflexion est dans l'air du temps, veuille croire que le fait que je l'écrive est le fruit de mon évolution personnelle et qu'il ne s'agit pas pour ma part de plagier les idées que d'autres auraient eu.
D'ailleurs, vu ce que j'ai écrit plus haut, je suis à peu près sûr que toute pensée que je pourrais avoir a déjà été développée par quelqu'un d'autre, fût-ce un néanderthalien si notre planète est la seule à abriter la vie, ou un alien quelconque dans l'autre cas.
Maintenant, quand on pense ainsi, on a trois possibilités:
1- On croit qu'il existe quelque chose après la mort et on s'arrange pour vivre en accord avec les préceptes de sa religion, quelle qu'elle soit
2- On ne croit en rien, mais on essaie de ne pas trop casser les pieds des autres en attendant que la vie passe
3- On ne croit en rien et on n'en a rien à faire de quoi ou de qui que ce soit, on ne pense qu'à son petit nombril et à jouir au maximum de la vie
Je fais partie de la deuxième catégorie.
Mon texte s'adresse aux deux autres.
C'est gentil d'avoir mis presque quatre mois à vous apercevoir que ce sujet existait.
Mon cher Artigussy, comme tu as eu la gentillesse d'entamer la polémique, je serais heureux que tu nous fasse part de TES idées et réflexions.
La critique est aisée....
Bon, eh bien puique tu veux une réponse et que je suis respectueux...je vais t'expliquer mon appréciation qui titille ton égo:" pourtant cet égo que tu condamnes plus haut"...et ce, sans violence ni haine comme disais le rat d'égoût!
Dans ton texte, tu décides de parler de l'existence, et de partir d'un point haut ou l'infiniment grand pour zoomer jusque dans l'infiniment petit, l'individu voire son moi intérieur, et tu suggères que cet infiniment petit, c'est à dire,toi, moi, nous...est dérisoire...soit !...Quand je dis que tout ceci est banal, ce n'est pas le fond que je critique (enfin, pas encore ) mais la forme...vue ,revue, et je dirais même éculée. Puisque tu revendiques ton originalité, par rapport à TON vécu, ce qui reste à voir par ailleurs, j'aurai trouvé intéressant que tu adaptes ton style à ta démarche, c'est à dire que tu trouves un point de vue vraiment original,personnel, qui bouscule, qui soit fidèle à ta conviction...c'est pas facile,j(en sais quelque chose !!! c'est vrai mais au moins cela aurait attiré ma modeste exigeance!
Ensuite, plus sur le fond...tu évoques trois possibilités d'existences. Je te trouve réducteur.
Tu parles bcp de ceux qui ne croient en rien, et tu réduis ceux qui croiraient en qqchose, à des croyants de l'au-delà, de l'esprit!
Moi, je n'ai qu'une certitude: Je vis...et cette vie là est unique...et comment je peux la remplir en harmonie avec mes valeurs...du mieux que je puisse, vu qu'elle peut s'arrêter dans cinq minutes.
Derrière, tout cela, les notions "d'emmerder les autres"...comme tu dis ne sont pas intéressantes..là n'est pas le problème, tu peux casser les pieds de ton entourage tout en les faisant progresser...je pense même que progresser c'est changer, et le changement engendre toujours l'inconfort, bref, ce n'est pas le coeur du sujet!
Donc pour terminer, je pense qu'il eût été (cette tournure est pour toi, Little Miss Lou!

)
plus subtil, de partir d'un point de vue trés intime voire microbien en élevant la portée jusqu'à l'immensément grand, et donner à ton propos un côté universel...oui, voilà c'est cela, il fallait donner au microbe, ou au neurone naissant du spermatozoïde que nous sommes tous à la base, une portée universelle qui détermine tout. Oui, tout, puisque la vision que nous aurons de l'univers viendra de là...et là, évoquer la différence entre l'inné et l'acquis, la souffrance d'être dans un schéma fini ( ou la mort est inévitable), et aussi du sentiment d'imposture d'être en vie voire de survivre, en tout cas de ne pas être là, ou nous devrions être...et là, je crois que la richesse de nos vies peut amener à un discours positif, et non, blasé et revenu de tout comme celui que tu distilles, en utilisant un subterfuge, c'est à dire raconter une histoire tragique ( l'absence de croyances, le déboussolement spirituel) sous le couvert d'un conte, avec un vocabulaire qui s'adresse plus à des enfants de 8 ans, qu'à des adultes à même de comprendre le sujet que tu évoques, le sens de la vie.
A ce sujet, regarde "le Dictateur" de C.Chaplin...refais-toi les Monthy Pythons...etc
Enfin, et j'arrête là...
Il arrive souvent que, devant la beauté d'un soleil couchant, d'une haie d'aubépine, ou dans l'émerveillement de l'amour, nous ayons le sentiment trés vif de notre parfaite adéquation avec l'univers. Mais d'autres fois, lorsque nous pourchassons nos rêves, à condition qu'ils soient assez grands pour que nous ne les perdions pas de vue? lorsque nous les réalisons, notre coeur se serre à l'idée que nous ne sommes pas évidemment celui que nous devrions être pour nous installer au chateau. Et nous ressentons que le sentiment d'imposture vient de l'étonnement primitif d'être au monde, de l'étrangeté d'exister. Que fais-je ici? Y a t-il une place pour moi ? Ai-je quoi que ce soit à faire de ce monde et de mes semblables, d'ailleurs ?
Pas sûr que quiconque puisse répondre positivement, que quelqu'un puisse croire qu'il est où et ce qu'il doit être. Je (être humain) ai pris une telle place dans le monde et pourtant n'est pas dit que je la mérite. Et de même que je vois toujours la société comme frappée d'un "Bougé" qui fait que je n'en admets aucune configuration sans la critiquer, je ne peux me considérer que comme l'élément d'un ensemble infiniment plus vaste dans lequel je ne fais que passer et où ma nécessité n'est pas certaine.
Et pourtant, on y va. Ardemment, en tremblant, joyeusement, en craignant, mais nous avançons.
Imposteur, mon pote, il y a bien des choses positives dans notre tourment. Il ne s'agit pas de dire, par un retournement trop commode, que l'imposture serait un sentiment favorable, enrichissant.Non. Douloureux, pénible, mais néanmoins intéressant. Notre constitution est fière. Nous sommes des êtres de désir, qui ns déplaçons, qui prenons des risques, qui convoitons, qui changeons. Bien sur, il vaut mieux ne pas se sentir imposteur. Mais quand même, difficile de ne pas apprécier l'inquiétude, celle qui oblige au déplacement, qui incite à critiquer l'échiquier, à interroger les places, qui conduit à se rendre meilleur qu'on est.
Un jour, bien sûr, il faut en sortir. Et, on en sort grandi. Mais toujours dans le désir.
Voilà pourquoi, que ce soit sur la forme ou le fond, je suis loin de ton conte naïf et angélique.
Et ce n'est pas parce que ton évolution personelle t'y amène que cela en fait quelque chose de profond. Mais ce que je te dis là, je me l'applique à moi-même...et n'y vois rien de personnel , ce n'est pas qui tu es que je critique c'est ce que tu dis...Je me bats tous les jours dans mes compositions pour sortir ds convenances et trouver une approche authentique et c'est trés dur..mùais au moins j'en suis conscient et d'autant plus humble...n'endéplaise à certains .
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